Les fesses vissées 3 soirs durant au ciné, entre hamsters bouffeurs de graine de pop corn, spectateurs ronflants et foule hystérisant se bousculant pour être placé au meilleur rang... Le césar du meilleur spectateur, cette semaine, il est pour moi.
On attendait la rencontre, on y allait comme à un premier rendez-vous, le coeur plein d'espoir masquant à peine la peur d'une éventuelle déception... et là c'est comme un coup de foudre ... A la première image on sait qu'on va tomber irrémédiablement amoureux... C'est peut être ça finalement le Secret de Bokeback Mountain... Le film renouvelle a lui seul trois genres cinématographiques le western, le film d'amour et le mélo... L'Extérieur : des décors grandioses et dramatiques qui débordent littéralement de l'écran... L'intérieur : l'histoire d'amour à priori impossible entre deux cow boys... Cet extérieur abrite le secret qui donnera de trop rares instants de répit et de plénitude à leurs troubles intérieurs... Parler du regard de Jake Gyllenhaal, c'est parler des reflets de la lumière sur un lac aux eaux profondes... toujours changeante... le désir, la colère, le bonheur, l'envie, l'espoir... l'amour dans toutes ses nuances... Parler du visage fermé de Heath Ledger, c'est parler de ces sommets de montagne qui nous attirent et qui semblent inacessibles. ..C'est tout le chemin qui reste à parcourir pour vivre enfin et à fond le mot amour dont on a peur de dire le nom... des étreintes comme des corridas ou des rodéos , des non -dits qui sont autant d'aveux, un amour quasi religieux par sa profondeur qui finira en photo-relique punaisée dans une armoire... Nous après on a juste envie d'allumer une bougie pour entretenir la flamme! et bien sûr avoir le numéro de téléphone de Jake avec qui on jouerait bien aux cow boys et aux indiens!
Pompoko, c'est le new manga inédit des studios Ghibli,des tanukis , mignon petit rongeurs obsédés par leur rouston livre un combat contre les promoteurs immobiliers... le pouvoir de l'imagination contre la froideur implacable de l'expansion capitaliste... une métaphore pétante de couleurs et de trouvailles visuels d'un monde à la dérive.
La Mort de Dante Lazarescu ... eh bien, au bout de la première demie heure, de ce film roumain on prie pour qu'arrive une scène d'euthanasie afin que le compte du vieil alcolo hypocondriaque soit définitivement réglé... Passé cette phase de coma cinematographique, le film nous embarque dans une virée nocturne surréaliste dans les hopitaux de Bucarest pour un docu à la sauce Urgences... Drôle, cruel et sans pitié dans son constat : quand on est vieux, cancéreux et mort, qui peut on intéresser ? Un réalisateur roumain... Question : quand je serais vieux, mort et cancéreux, y aura t'il quelque part un réalisateur roumain pour s'intéresser à moi?
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