Dimanche 9 avril 2006
La sélection culturo- gastro et au cordeau de la semaine: un film , un spectacle et un resto.

Sur les écrans


Wassup Rockers.Larry Clark continue sa fixette sur l'adolescence en collant aux baskes d'une bande de jeunes skaters latinos ,gentiment punk et gravement attachants.La systématique fascination pornophile-pour ne pas dire autre chose - de Larry Clark pour ces corps d'homme-enfants laisse ici la place à un regard plein d'humanité sur cette tribu de gamins  en vadrouille pour une journée dans les rues chicos de Beverly Hills.Pour les petites chaudasses thunées, les pédés friqués et les vieilles stars  alcoolo, ces ados aux hormones en fusion et au regard innocent ne sont qu'un gadget sexuel exotique qu'on jettera aprés usage.Larry Clark se met il dans le même sac que toute cette tribu de richards blasés au  point de ne plus être excité que par le cul d'un ado de 14 ans? Entre docu et humour, le film ouvre les braguettes mais aussi les coeurs de ces latinos du ghetto , à  jamais exclu de l'american wasp way of life.


Sur Scéne

Empty Moves/ Noces -Angelin Prejlocaj au Théâtre de la Ville jusqu'au 15 avril. Le chorégraphe albanais fête les 20 ans de sa compagnie en reprenant Noces, une piéce désormais historique de la danse contemporaine et Empty  Moves, une création de 2004 inédite  à Paris.Sur une bande son  assez excédante de John Cage, Prejlocaj livre une chorégraphie toute cunninghamienne et  redoutablement efficace.Un vocabulaire abstrait qui fait du  corps un pur objet physique soumis uniquement aux lois du mouvement.De figures géométriques en principes mathémathiques, le  corps joue ici la  partition brillante de son rapport à l'espace.Le mouvement  qui dans sa fulgurance reste le seul  lien pour passer  en un clin d'oeil du  vide  au  plein  et de l'intérieur à l'extérieur.Parfait comme un théoréme.


Dans l'assiette

Gaya-Rue du bac -Paris 6éme.Le chef Pierre Gagnaire consacre ici toute une carte aux poissons dan son bistrot chicos  au décor marin arty , tout en vagues (le bar) et en flaque(la moquette).Dans sa maison de pécheur pour bourgeasse en goguette à l'ile de Ré, on trouve de délicieux mais trop rare encornés farcis à la noisette servis sur une purée roborative de topinanbourg ..Le croque monsieur noir , prometteur sur la carte , de par son séjour prolongé dans l'encre de seiche se révéle décevant in fine  mais est sauvé de la  noyade par le pressé de crevettes grisses qui l'accompagne.Du marché du port , pour poursuivre, Gagnaire a ramené du bar sauvage qu'il dompte en lichette poélée et manzanillée sur un lit de courgette accompagné d'un duo inédit poire/navet et un rouget croustillant version chorizo / navet.Cette cuisine qui marie terre et mer est un vrai pacs gastronomique à qui il manque un grain de folie pour déchainer d'aventureuses liaisons gustatives.En dessert, le Turinois tout en couche superposées de chocolat /crumble/creme fouettée et noix vous garantit la survie par bouées de sauvetage sur les hanches.Au final , un  agréable et reposant  séjour à la mer  à qui il  manque les parfums sauvages de la marée qui en ferait un souvenir de vacance gastronomique inoubliable.Et quant au prix , ils ne connaissent que la marée montante, 80 euros par marin avec une bouteille Pouilly  Fussé.
par bertrand publié dans : blahblahblog
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Mercredi 5 avril 2006

Le Blahblahblog laisse la parole à Emilie, étudiante à Lyon.

Son récit de la manifestation du mardi 28 mars est édifiant.

Casseurs/flics, même combat!

Merci de prendre le temps de lire ce texte et merci à Anne de me l'avoir transmis.

"Je suis allée à Paris hier. La manif s'est bien passée et il y avait dumonde. Nous, gens de Lyon, de Grenoble, de Chambéry, avons formé un beaucortège "Lyon tient son Paris". Nous étions vraiment nombreux ! Puis, peu à peu, des vagues d'une centainede "casseurs", appelés au son de cornes de brumes, dévalaient dans lafoule,puis occupaient les lignes de bus ! Certains se sont fait voler ou frapper à la fin de la manif, ils étaient des centaines... Environ 3 000 CRS et gendarmes mobiles bloquaient la place !

Les "casseurs" choisissaient une proie, fonçaient à 20, 30, 50, 100 sur  lui (elle) et le (la) défonçaient et le dépouillaient ! Les forces de l'ordres'en sont pris plein la gueule aussi mais les premiers visés étaient les manifestants. Les manifestants sortaient de la place tant bien que mal maiscertains restaient à l'intérieur. Des voitures ont commencé à brûler,les vitrines à péter. Mon groupe a décidé de partir à la gare et je suis restée avec une amie car des potes à moi étaient à l'intérieur.

Les flics bloquaient l'accès à la place à tout le monde. Les passants nousont accusés d'être les fauteurs de trouble, de faire repartir le bordeldes banlieues ! On a dû leur expliquer qu'on était dans la rue car on n'en peut plus de vivre avec 300 euros par mois et d'être pris pour des cons !

Trois casseurs se sont précipités dans la rue, ils ont été interpellés puis sont  passés... Carte de Police à la main ! Là, on a halluciné, les mecsétaient vraiment chauds ! On s'est faufilé après eux car je voulais absolument rejoindre ma pote !

Un flic nous a avertis que si on repassait par là,il nous arrêterait. Il n'y avait plus rien ! Les pompiers éteignaient les voitures mais les casseurs étaient tous partis. Tout était calme...

 

J'ai rejoint les quais, il ne restait plus que des manifestants en étatdechoc. On a voulu sortir, mais les camions de flics nous prenaient en sandwich et nous en empêchaient ! Je me suis avancée vers l'un d'entre eux pour lui expliquer qu'on n'était pas d'ici, qu'onhallucinait, qu'on voulait se barrer de cette ville de merde. Il nous a dit d'arrêter desourire ou que ça risquait de mal tourner. Nous étions piégés !

Pourtant,ils  voyaient bien qu'il ne restait plus qu'une centaine de manifestants apeurés.Les flics ont commencé à nous filmer et étaient morts de rire face à notreincompréhension et à notre terreur. Ils ont commencé à charger sur ma droiteet la foule s'est précipitée contre l'autre cordon de CRS. Une fille, paniquée, leur a demandé des informations, elle s'est fait gazée, puis
le gendarme s'est excusé ! Mes genoux claquaient.

Le cordon de flics s'est dissous, nous avons couru mais d'autres ont débarqué et ont fait barrage.En fait, ils nous déplaçaient contre le commissariat...Les cordons se resserraient contre nous, ça hurlait dans tous les sens,deux filles voilées pleuraient. J'avais peur que l'un de nous tombe , que l'on meurt étouffés ou piétinés...

Les médias étaient parmi nous et nous canardaient de flashs, surtout dès qu'on hurlait. Les flics nous compressaient violemment pour qu'on se révolte et que les médias puissent prendre des photos ! Morts de trouille face aux assauts des forces de l'ordre, nous avons levé nos mains au ciel... Là, ils ont paru bien emmerdés ! Les flash fusaient toujours...

Un flic avec un fort accent de banlieue nous a dit de ne pas paniquer(très drôle), qu'on allait juste vérifier nos identités, que l'ordre de se disperser avait été donné plus d'une demi-heure auparavant et qu'il ne fallait pas nous étonner.

Puis vint l'heure de la mise en scène médiatique !

5 ou 6 flics rentraient en trombe parmi nous, se jetaient sur un mec, le plaquaient violemment au sol. Là, ils attendaient trente secondes, le temps des photos, puis viraient le mec. Ca a duré plus de deux heures. Je tiens à préciser que les arrestations se sont placées dans un ordre bien précis.

Ils ont commencé par les noirs, puis par les arabes, suivis des mecs qui avaient des dreads ou les cheveux longs, la violence était également graduée. Un gars s'est fait piétiné sous nos hurlements. C'était vraiment très violent..

Nous étions toujours filmés par les flics morts de rire. Ils évitaient tout de même de nous regarder dans les yeux. Par dessus la masse de casques de flics, le drapeau français flottait ; une drôle d'impression m'a serré le bide....

Je hurlais sur un photographe, le traitait de collabo, de traitre. Il m'expliqua qu'il prenait juste des photos, . Je me calmais, je voulais qu'il m'explique. Il m'a confirmé qu'il leur fallait des photos, que Sarkozy sait ce qu'il fait quand il ordonne de ne s'en prendre qu'aux manifestants, que tout le monde sait que les RG sont avec les casseurs, sont dans toutes les manifs, dans toutes les AG. Je lui répondais que non, que moi, je ne savais pas, en tout cas pas à ce point !

Nous commencions à comprendre tous ce business, certains flics sont des casseurs", des RG infiltrés pour embraser la foule, certains "casseurs"doivent avoir des arrangement avec eux pour nous taper sur la gueule dansles manifs (ça passe toujours mieux au JT plutôt que ce soit les CRS qui nous fracassent) et puis il y a les moutons, ceux qui suivent justepour se divertir...

Ils ont fini par me prendre par le bras pour m'interpeller,enfin ! Le flic était surpris que je vienne de Bron, je gardais le silenceface à sa voix toute douce, il m'a souhaité un " passez une bonne soirée
mademoiselle », sourire charmeur à l'appui, comme si tout cela était tout à fait normal, comme s'il avait l'habitude ! Mes deux amies sont sorties juste après moi, mais nos deux potes,eux n'étaient pas dans la rue...

On les a appelés, ils étaient dans un fourgon et allait être dispatchés dans des commissariats, ils ne savaient ni quand ni pourquoi, mais on les laissait répondre au téléphone. Un des deux a été relâché vers minuit, après avoir été transporté dans différentes  cellules ; on lui a demandé s'il reconnaissait avoir perturbé l'ordre public puis on l'a relâché. Il n'avait toujours pas de nouvelles du dernier.

Ils étaient de retour aujourd'hui, vendredi ".

Emilie Mourgues, étudiante en Anthropologie - Lyon II

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Samedi 1 avril 2006
Une sélection ciné sans "La doublure", une sélection expo sans "Le Douanier Rousseau", une sélection resto sans Bofinger, c'est possible .La preuve , ici !

Sur les écrans


Oubliez Cheyenne.L'une refuse de vivre dans cette société qu'elle trouve injuste et trouve refuge dans une caravane.L'autre décide de mener le combat de l'intérieur en exerçant son métier de prof .Leur flamboyante histoire d'amour s'en trouve donc contrariée.Loin de tout pamphlet arnarcho-syndical, ce premier film de Valerie Appietto joue avec finesse sur tous  les registres des contradictions humaines pour militer in fine pour l'équation amoureuse à priori  impossible au départ pour ces 2 femmes que tout semble opposer :1+1 =2.Un ton novateur, tout en finesse ,en humour et en formules flamboyantes comme un discours politique inspiré. Coup de coeur de la semaine!

Romanzo Criminale.Amour toujours mais sur fond  de terrorrisme aveugle dans l'Italie des seventies ravagée par les Brigades Rouges.Ca commence par une histoire  de potes qui se la joue à la vie , à la mort.Leur idéal devient une tragique réalité quand ils décident de fonder un groupuscule terroriste qui tue pour le fric et la frime , pactise avec la mafia et finit par s'auto-détruire.Une course poursuite haletante de 2h30 dans les rues de Rome magnifiquement photographiées dans leur somptueuse décadence permettent  d'oublier les raccourcis et les approximmations d'un scénario qui fonctionne purement à l'énergie.

Separate Lies.Plongée dans l'univers de la gentry british où les relations humaines ont l'aspect polissé et rassurant de la porcelaine du 5 o' clock Tea.Le tea time tourne au vinaigre entre sarcasmes, mensonges , trahisons, jeu des apparences et manipulation.British jusqu'au bout des ongles, les fantômes d'Agatha Christie et de Joseph Losey  saupoudrent d'arsenic cette comédie humaine bien trop belle pour être honnête.Cruel comme la dose de botox dont Ruppert Everett a abusé pour retrouver l' illusoire seconde jeunesse de ce don juan qu'il joue entre sarcasme et snobisme fatigué.


Sur les Murs

Los Angeles 1955-1985, naissance d'une capitale artistique jusqu'au 17 juillet à Beaubourg.La scéne artistique de New York a éclipsé celle de L.A pendant des années.Beaubourg tente de réparer cette injustice avec cette exposition qui retrace l'esthétique de ces trente  dernieres années , entre underground et "dysneysiation "culturelle.L'emballante premiére partie est riche en découvertes : des collages de culture beat des seventies au futurisme du mouvement light and space en passant par le Pop Art californien avec Ed Ruscha , le Wahrol local.David Hockney , bien sûr  avec ces piscines comme un appel au suicide.Les performances où l'artiste s'enduit les boules d'un liquide maronnasse non identifié ou s'enfonce des clous dans les mains dans un réjouissant revival christique arrivent encore à nous arracher un sourire nostalgiquement complice.Dans la derniére partie qui regroupe des oeuvres conceptuelles des eighties , on ne  retrouve pas cette schizophrénie artistique qui faisait tout le piquant arty du début de cette aventure esthétique.

Dans l'assiette

Reuan Thai -20, rue l'Orillon-Paris 11.Ce soir là, il n'y avait plus de ces savoureuses saucisses laotiennes aillées pour lesquelles on s'était déplacé.On se rabat dare-dare sous l'oeil torve d'une carpe géante en invonlontaire  voisine de table dans son aquarium de nain, sur la salade de seiches et de feuilles de bananiers relevées comme la ferveur d'un premier baiser ou sur les brochettes au saté qui piquent  comme le premier chagrin d'amour.En plat, festival de curry de boeuf, de poulet ,  de crevettes au lait de coco aussi excitants que la premiére aventure extra - conjugale qui laisse dans la bouche un arriére gôut incendiaire durable et qui se termine  pour les bons catholiques ou les natures fragiles en fire work intestinal.En Thailande, chaque pêché à son curry.Plus il sera fort, plus le plaisir sera grand. 25 euros la totale pour cette authentique et épicée éducation amoureuse à la  sauce thai!
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Mercredi 29 mars 2006

Sarko vous file la gastro , en flux montant et descendant.

De Villepin  vous agite tout en  coliques néfrétiques tel un danseur de Kamel Ouali.

La vision de  Céline Dion vous plonge dans d'irrépréssibles spasmes masturbatoires,

Celle de Dieu, en plus de la migraine, vous plonge dans un tsunami intestinal incontrôlable.

Votre lover est la cause principale de votre eczéma à répétition et de vos suintants erythémes fessiers.

Votre boss vous fait tripler votre taux de diabéte et on vous prend alors pour l'enfant naturel de Guy Carlier et Césaria Evora.

Votre organisme est aussi usé que la queue de Rocco Siffredi à la fin d'un tournage.

Vous allez mal ! Votre temps est compté! Vous êtes cuit!

Votre durée de vie se limite désormais à 30 secondes.

Mais un miracle peut encore arriver!

Vous avez juste le temps de vous mater la derniére scéne d'Agent  X 27.

Observez le dernier geste de Marléne Dietrich avant son éxécution par un peloton d'éxécution.

Elle se remet du rouge à lévres en souriant à ses bourreaux.

La glamour  attitude  où le plaisir de mettre un doigt dans le cul , bien profond, à la mort et à la vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 25 mars 2006
Ma sélection gastro-culturo hebdomadaire, c'est ici et maintenant !


Sur les écrans

Shangai Dreams.L'affrontement d'un pére et de sa fille dans la Chine rurale des eighties avec en filigrane les mutations d'une société qui a du mal a trouver ses repéres entre un mode de vie traditionnel et l'inévitable évolution des moeurs.Des soirées underground disco avec les gentils bad boys locaux (de l'anthologie pure!) aux premiers émois amoureux , le film suit la ligne de coeur d'une jeune fille de 18 ans qui doit  avant tout livrer un combat intérieur pour s'inventer un avenir à la hauteur de ses rêves qui ont du mal à avoir une autre couleur que celle du ciel éternellement  gris et humide de la campagne chinoise.Last night a dj saved my life?Ce sera pas pour cette fois-ci.Mao est encore là!


Le Passager.Un homme entre par effraction dans la vie de son frére fraichement suicidé.Il lui vole le temps d'un deuil ses lieux de vie et ses histoires d'amours.La mort de ce frére qu'il jalousait va enfin permettre de le connaitre , de l'aimer peut-être.Eric Caravacca dont c'est le premier film en tant que réalisateur  joue le rôle de ce frére "kidnappeur": son air de bon chien pataud rend trop lisse son personnage d'homme blessé interrogeant ses silences .Le film est porté par Julie Depardieu épatante dans son premier  rôle "adulte" et par  le jeune Vincent Rottiers,  tout à fleur de peau pour dire les premiers frissons de la vie.Un homme doit mourir pour qu'un autre naisse.Au propre comme au figuré. Le film suit le chemin de cette facile fatalité  comme une goutte de pluie chasse l'autre sur un pare brise.Une trace!


Sur les murs

Cézanne /Pissaro au Musée d'Orsay jusqu'au 28 mai.Où quand  "l'éléve" dépasse le maitre.La confrontation ou plûtôt la  cohabitation des toiles des 2 peintres permet de mesurer en un clin d'oeil la révolution picturale réalisées en l'espace de dix ans .On quitte l'univers vieillot, précis et ultra figuratif de Pissaro pour basculer vers l'approche radicalement novatrice de Cézanne qui va poser les bases de la peinture contemporaine.La nature est ici réduite à sa géométrie sans perdre pour autant sa sensualité Des toiles rares, venues des collections US, de bleus profonds  en  verts aquatiques, c'est une pallette fascinante qui joue ,de l'ombre à la lumiére, la partition chromatique d'une nouvelle vision du monde.

 

Dans l'assiette

 

Le Réfectoire-80 bd Richard Lenoir-Paris 11.Tout est dit dans le nom du resto. Régression assurée sur tous les plans : un décor de tables et de chaises d'école , un grand tableau  noir avec  des lettres magnétiques et des craies pour exprimer son mood du moment  entre 2 allers retours aux toilettes , must déco de cette "cantine" new look.Dans l'assiette, heureusement, on est pas dans la reconstitution jambon-petit pois-purée des cantines "boui -boui" de notre enfance.Un thon mi-cuit à la  peau croustillante de mille feuilles se dévore sur un mix de roquette et de carpaccio de salsifis du marché.Les coquilles saint jacques se la jouent "roots", le paté de lapin pistaches, noisettes et herbes prend des airs snobs et parfumés.En dessert ,on plonge à fond dans le trip "je nettoie le pot de nutella avec la langue" avec une soupe de chocolat à la cardamone qui se transforme en feu d'artifice buccal avec les céréales au riz soufflé qui éclatent sous la dent.On peut se lâcher aussi sur le pannetone à la compote de clémentine pour  un bain de papille amer /sucré. A 34 euros avec le vin et le sourire des "beautiful" serveurs , vous devriez avoir déjà commencé la bataille de purée!

par bertrand publié dans : blahblahblog
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